Accueil Cours La Réflexion aux Echecs (à lire avant le récap )
La Réflexion aux Echecs (à lire avant le récap ) PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Panoramix99   
Lundi, 01 Décembre 2008 10:54

Smile LA REFLEXION AUX ECHECS Smile

 

INTRODUCTION 

 

Explications :

  Je n’ai pas inventé le mode de pensé que je propose dans les pages qui suivent mais ceci est le résultat de plusieurs mois de travail à lire et comprendre les livres qui font référence dans le domaine, à consulter les sites internet de plusieurs grands-maîtres ou entraîneurs et à discuter avec des entraîneurs  reconnu régionalement et nationalement.  J’ai ensuite essayé de regrouper les différentes idées et de les étoffer par des commentaires afin qu'elles soient accessibles à tous et non plus réservé aux joueurs à plus de 2000 élos. 

  Je précise que ce n’est pas une méthode révolutionnaire et que c’est plus un mix de la méthode Dorfman, de la méthode Silman et de la méthode des 8 questions. De mon point de vu chacune de ces méthodes contiennent des idées importantes : Dorfman pour le concept de statique et de dynamique, Silman pour le principe des déséquilibres et la méthode des 8 questions pour structurer la pensée (important pour les personne comme moi qui sont facilement perdu sans organisation).Vous pourrez retrouvez la méthode des 8 questions dans le livre « Comment s’entraîner aux échecs » de Jesper HALL. 

  Chacune des méthodes prisent indépendamment sont utilisés par beaucoup de joueurs à travers le monde et je vous conseils de les consulter afin de faire votre choix car mon travail n’a pas était fais dans le but de les remplacer (surtout à mon niveau insignifiant comparé aux grands-maîtres cités plus haut) mais plutôt d’essayer d’apporter un regard plus simple et plus structuré pour les joueurs pour qui ces méthodes sont difficiles à comprendre avec des explications trop vagues destinés aux joueurs forts (+2000 élos).  

 

Fonctionnement : 

  Il est important de suivre le raisonnement dans l’ordre pour bien structurer votre pensée afin d’évité le raisonnement du type :  " Je réfléchie à un coup puis ensuite peut-être un peu à un plan pour justifier mon choix puis à un autre coup que je viens de voir et finalement se rendre compte que ça n’est pas possible de suite parce-qu’ il y a une possibilité tactique que vous n’aviez pas envisagé et qu’il faut d’abord sans occupé" Foot in mouth (c’est déjà compliqué à lire alors on imagine facilement le côté néfaste de ce type de réflexion devant l’échiquier).  

  Ceci est classique et n’est vraiment pas optimal pour analyser une position. En effet sans méthode on passe facilement à côté des meilleurs coups et en plus on perd souvent du temps car au final on ne sait plus vraiment quoi prendre en compte dans la position. C’est Kotov qui expliqué qu’une réflexion structuré est indispensable pour bien comprendre une position, perdre le moins de temps possible et aussi pour progresser aux échecs.

  Cela vous paraîtra un peu (voir très) indigeste à la première lecture et peut-être même après l’avoir essayé 2 ou 3 fois mais dés que vous connaîtrez cette méthode par cœur (en vous la récitant ou simplement en essayant de l’appliquer, à vous de voir)  la réflexion se fera de plus en plus vite et vous vous sentirez vraiment plus à l’aise devant l’échiquier lorsque se sera à vous de jouer.

 

Documents utilisés : 

 

  « La méthode aux échecs » de Iossif Dorfman

  « Le cerveau de l’amateur mis à nu » de Jeremy Silman

  « Mûrir son style par l’exemple » de Jeremy Silman

  « Comment s’entraîner aux échecs » de Jesper Hall

  « Pensez comme un grand-maître » de Alexandre Kotov

  « Les secrets de l’efficacité aux échecs » de John Nunn

  « Mon système » Tome 1 et 2 de Nimzowitch

 


 

Yell I. PRATIQUE DE LA REFLEXION DANS UNE PARTIE D’ECHECS Yell

Ce qu'il faut se demander après chaque coup de l'adversaire : 

 

            - Y’a-t-il une combinaison possible ? (voir « construire une combinaison » phase 1)

- Y’a-t-il une combinaison possible pour mon adversaire ? (la démarche est valable dans les deux sens)

            - Que veut faire mon adversaire ?

L’idée est de contrecarrer un plan ou une idée évidente avant même son lancement.

            - Comment faire un pas dans la bonne direction ?

Lister les coups candidats qui mènent vers l’objectif ou le plan fixé. (Cette partie est facilitée par le travail effectué pour la construction du plan).

            - Quels sont les coups à considérer de plus prés ?

Analyser les coups candidats une seule fois chacun puis choisir le meilleur.

 


 

Yell II. CONSTRUCTION D’UNE COMBINAISON Yell

 

1- Vue d’ensemble 

Prendre une vue d’ensemble afin de déboucher sur une impression générale sans chercher à inspecter les détails. Ne faire aucune analyse ni aucun calcul !

Le fait de calculer immédiatement sur une possibilité tactique que vous avez entre-aperçu risque souvent de vous aveugler sur un autre thème possible. Patiente, le calcul viendra bien assez tôt !

 

Les questions à se poser sont :

  1- La position des pièces est-elle stable, harmonieuse ?

Il faut chercher un thème combinatoire :

                                   - La position du Roi (hasardeuse, dégagée, enfermée…)

                                   - Les pièces non protégées

                                   - Les pièces enfermées

                                   - Les lignes ouvertes, les alignements des pièces

                                   - La pièce surchargée (protégeant plusieurs pièces)

                                   - La pièce omniprésente en défense (celle qui tient toute la défense à elle seule)

                                   - La distance de fourchette

  2- Y a-t-il des faiblesses sur une couleur, sur une case ou sur une rangée ?

7ème ou 8ème rangée faible, aucun contrôle des cases blanches…etc

 

Ceci permet de détecter les anomalies.

Si vous décelez des anomalies passé à la phase 2.

 

 

2- Analyse de la position 

 

Permet de dégager les idées principales, les possibilités offertes par la position et le but à atteindre. (ex : tel mat, tel attaque combinatoire…)

 

Se poser la question :

- Si j’étais autorisé à jouer plusieurs coups d’affilés, quels seraient-ils ?

Cette question aide à repérer les faiblesses de l’adversaire et les cases fortes pour ses pièces.

 

Si vous avez trouvé un thème combinatoire passé aux phases 3 et 4.

 

 

3- Recherche du coup 

 

 Toujours commencé par analyser les coups les plus « forcés » :

- Les combinaisons simples basées sur une série d’échecs

- Les menaces de mat

- Les prises

- Les attaques de pièces

 

4- Le calcul des variantes 

Calculez précisément ! 

 

Astuce :  Laughing Pour éviter le manque d’objectivité concernant les meilleures réponses de défense adverse il faut se poser la question suivante :

-         Qu’est-ce que je jouerais si j’étais à la place de mon adversaire ? 

 

On n’a trop vite fais de se voir gagnant et de se rendre compte après que la combinaison ne marche pas à cause d’un coup de l’adversaire que l'on n’avait pas envisagé. Cry


Yell III. CONSTRUCTION D’UN PLAN Yell

(Il est important de se parler à  soi-même.) 

 

 

- Après 6 à 8 coups il faut construire un plan !! Le travail sur les ouvertures doit permettre de faciliter ce travail en ayant déjà connaissance du ou des plans à suivre (voir « construction d’un plan »)

- Après un changement de structure de pion et après un échange de pièces il devra être revu.

- Il  sera réajusté juste avant l’entrée en finale dans le but de rentrée dans une finale supérieure.

- Et enfin à nouveau réajusté au début de la finale. 

 

Attention : Si le plan n’est pas ou plus réalisable il faudra rester souple et le modifier pour satisfaire aux exigences de la position. Idem si on constate que l’adversaire change de plan.  

 

 

- La méthode des 8 questions en 3 phases :

 

Phase 1 : Identifier les déséquilibres : statique ou dynamique !

Questions 1 et 2 : Base de la planification, le thème principal doit être défini (plans d’attaque, de défense, de consolidation…etc)

Phase 2 : Trouver une position idéale

Questions 3 à 6 : Prolonge et développe le plan, un ou des objectif(s) intermédiaire(s) doivent être défini (ex : contrôle de l’aile dame, création du pion passé, pression sur e6, doublé les Tours, etc…)

Phase 3 : Trouver le coup candidat

Questions 7 et 8 : La réalisation du plan par des mini-opérations (ex : contrôler la case f5, placer mon Cavalier en d6, pousser g4, sacrifier sur f7, échanger ce pion…)

 

 

 

Phase 1 - Identification des déséquilibres : 

  1- De quel type est la structure de pions ?

Vérifier les gains territoriaux suite à des avances de pions, les échanges permettant de s’emparer de colonnes ou de diagonales et les possibilités d’envahir le camp adverse. Chercher également les pions faibles, les pions forts, les majorités sur les ailes, les pions passés, isolés…etc. Et enfin identifier quel est le type de centre (ouvert, fermé, mobile, instable, fixe).  Vous commencé à entrevoir le plan à suivre.

  2- Qu’est-ce qui va et ne va pas dans la position ?

Les éléments à juger sont :           

1. Les colonnes et diagonales ouvertes (ex : contrôle d’une colonne ou d’une diagonale)

2. Les cases fortes et faibles (ex : cases clés, ensemble de couleurs de cases faibles)

3. La disposition et l’activité des pièces (ex : pièces mieux placées, meilleur coordination, R exposé …)

4. L’espace, le centre et le temps (avantage d’espace, contrôle du centre, avance de développement)

Il s’agit de définir le type d’avantages et ainsi d’identifier les déséquilibres statiques et dynamiques qui permettent de déterminer qui est mieux ou qui a l’initiative. Ce qui permettra de concevoir un  plan pour neutraliser les avantages adverses et profiter des siens.

 

 

Phase 2 - Trouver une position idéale :

  3- Que veut faire mon adversaire ?

Se demander sur qu’elle aile il va développer son jeu et qu’elles sont ces points forts et ses faiblesses. (voir question 2)

                   L’idée est de contrecarrer un plan ou une idée évidente avant même son lancement.

  4- Quelles pièces échanger, lesquelles garder ?

Il s’agit là de déterminer les pièces qui sont utiles pour l’attaque ou pour la défense. Pour cela, identifier les avants postes pour ses Cavaliers et ceux de l’adversaire, les bons et les mauvais Fous et juger la position après l’échange des Dames.

  5- De quel côté dois-je développer le jeu ?

Regarder vers où pointe votre structure de pion, elle vous l’indique. Si ce n’est pas assez explicite regardez de quel côté se trouvent vos pièces et où elles ont le plus de chances de jouer.

  6- Quelle est ma position idéale ?

Si je pouvais jouer plusieurs coups d’affilés, quels seraient-ils ? Permet de fixer les objectifs d’attaque ou de défense et la disposition des forces.

L’idée est de trouver les faiblesses adverses et les cases les plus utiles pour chaque pièce. (ne calculer aucune variante !!)

 

Le plan général ainsi que les objectifs intermédiaires sont maintenant connus !                       

 

Phase 3 - Trouver le coup candidat :

  7- Comment faire un pas dans la bonne direction ?

                   Lister (consciencieusement) les coups candidats qui mènent vers l’objectif ou le plan fixé.

           

  8- Quels sont les coups à considérer de plus prés ?

Analyser les coups candidats en profondeur puis choisir le meilleur. (voir « construction d’une analyse »).


Yell IV. CONSTRUCTION D’UNE ANALYSE Yell

(les principes de Kotov)

A se stade il ne faut plus envisager d’autres coups candidats. Cela sous-entend que le travail précédent à était fais correctement.

 

1- Analyser dans l’ordre :

- les coups hyper-dynamiques (prises)

- les coups dynamiques (attaque d'une pièce, d'un pion ou faire échec)

- les coups statiques (coups positionnels)

2- Commencer les calculs jusqu’à une position qui admet plusieurs répliques.

3- Prendre du recul et se concentrer 30s uniquement sur l’emplacement exact de toutes les pièces.

4- Continuer les calculs.

 

Ne pas analyser trop loin (relatif selon votre niveau), mais aller tout de même au-delà de 3 coups et surtout analyser 1 seule fois chaque variante.

Comme disait Kotov « il faut se faire confiance sinon on n’arrive pas à progresser »

 

Pourquoi analyser dans un ordre précis ? 

Pour un gain de temps à la pendule et économiser ses forces. En effet le conseil est le suivant :

Si vous analysez un coup hyper-dynamique et qu’après vos calculs il se trouve qu’il est bon, alors n’analysé plus les autres coups (dynamiques et statiques) que vous aviez sélectionnés. Et joué ce coup !

Il se trouvera peut-être qu’après la partie vous la regardiez avec Fritz et qu’il donne un peu mieux le coup statique que vous aviez envisagé mais le gain de temps et l’impact psychologique sur l’adversaire d’un coup hyper-dynamique justifie souvent ce choix.

 

Pourquoi analyser qu’une seule fois chaque variante ? 

Il faut éviter de papillonner entre les différentes variantes car c’est le moyen le plus sur pour s’y perdre et se décourager de les calculer consciencieusement.

   


Smile V. AUTRES Smile

La disposition des pièces 

Il faut considérer 1 ou 2 fois pendant la partie la position sous un angle différent. Se demander si ses pièces coopèrent toutes bien entre elles et si l’harmonie est totale.

 

Astuces : Laughing vérifiez cela sur le temps de l'adversaire.

   


Smile VI. CONCLUSION Smile 

Pour être tout à fais complet et pouvoir utiliser cette méthode efficacement il faut comprendre les principes de déséquilibres statiques et dynamiques et les particularités des différents centres de pions possible.

 

D’autres connaissances sont importantes pour comprendre et progresser aux échecs, une méthode de réflexion ne suffit pas à elle seule à comprendre toutes les subtilités d’une position, ce serait bien sur trop facile mais c’est tout de même un bon début.

 

D'autres articles sur différents thèmes seront publiés prochainement. Wink

 

Mise à jour le Mardi, 13 Janvier 2009 10:21