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Les Déséquilibres PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Panoramix99   
Lundi, 08 Décembre 2008 16:46

Smile Les Déséquilibres Smile

 

  INTRODUCTION     

Les déséquilibres sont tout ce qui peut différencier la position blanche de la position noire.    

Pour espérer gagner une partie d'échecs autrement qu'en comptant sur la chance ou sur les erreurs de son adversaire, il faut savoir évaluer les déséquilibres d'une position, provoquer de nouveaux déséquilibres, et en tirer avantage.    

Les désequilibres sont du domaine de la stratégie et doivent être cherchés et identifiés pour la constitution d'un plan.

 


 

 

I- IDENTIFIER LES DESEQUILIBRES

 

 

Les déséquilibres se classent dans 2 catégories : Dynamiques et Statiques

                DYNAMIQUES : De nature passagère, à exploiter sans délai

                        - Avantage de développement

                        - Initiative

                        - Roi adverse exposé

                        - Contrôle d’une colonne, d’une diagonale ou d’une case faible (en fonction de la position)

 

 

 

                 STATIQUES : De nature durable

                        - Avantage matériel

                        - Meilleures pièces légères

                        - Avantage d'espace

                        - Meilleurs quelettes de pions

                        - Contrôle d’une colonne, d’une diagonale ou d’une case faible (en fonction de la position)

 

L’avance de développement
Ce déséquilibre temporaire se reconnaît par un surnombre de forces dans une région de l’échiquier. Si on permet à l’adversaire le temps de rétablir l’égalité numérique, ce déséquilibre disparaît évidemment. En général, l’avance de développement est moins important si le centre est fermé (ou fixé).

L’initiative
L’adversaire qui « dicte le tempo » d’une partie est dit avoir l’initiative – i. e. il force l’autre à répondre à ses idées. L’avance de développement en est un bon exemple, tout comme une attaque soutenue sur un pion faible. L’initiative est aussi un déséquilibre temporaire.

Le matériel
Ce déséquilibre est celui qui est le plus facilement estimé par les amateurs. Ainsi, s’ils peuvent gagner du matériel, ils se lancent dans la variante sans égards pour la santé stratégique qui en résulte. Pourtant, le maître sait que la force d’une pièce est intimement reliée aux particularités de la position.

La pièce mineure
Ce déséquilibre concerne le jeu entre le cavalier et le fou. L’attention que l’on porte ici est de produire une position où notre pièce sera plus forte et efficace que celle de l’adversaire. Ceci implique évidemment la connaissance des exigences de l’une ou l’autre des pièces mineures.

L’espace
L’espace que nous contrôlons délimite le champ d’action de nos pièces : plus nous en annexons, plus leur manœuvrabilité s’accroît. Conséquemment, celui qui détient un avantage d’espace doit éviter les échanges puisque à défaut d’espace les pièces de l’adversaire se piétinent et se gênent.

La structure de pions
Une chaîne de pions détermine généralement le lieu où l’un des joueurs doit déployer ses forces. Si la chaîne pointe (selon « the pawn pointing theory » de Silman) vers l’aile roi – e. g. pions blancs sur c3, d4, et e5 – les forces doivent être concentrées vers cette aile. Mais ce déséquilibre englobe également les notions de pions doublés, de pion isolé, de pion arriéré, de pion passé, et d’attaque de la base d’une chaîne de pions.

Le contrôle d’une colonne ou d’une case importante
Lors de l’élaboration d’un plan, il faut tenir compte de cases fortes – en gros, celles qui ne peuvent pas être contrôlées par un pion adverse – et de colonnes (et/ou diagonales) ouvertes ou semi-ouvertes, surtout celles qui ne peuvent être adéquatement contestées par l’adversaire.
 Il faut bien comprendre que lorsqu’ on analyse une position on doit déterminer les déséquilibres dans les deux camps et pas uniquement pour soit. Nous allons maintenant voir comment il faut réagir lorsqu’on les a identifiés. 

 


 

 

 II- UTILISER LES DESEQUILIBRES                        

 

2.1 L’adversaire à un avantage statique (durable)

- Il est important de jouer dynamique en créant des positions tendu et complexes car si on se contente de défendre ou de simplifier la position par des échanges cette avantage se prolongera jusqu’en finale et permettra un gain facile                       

 

2.2 L’adversaire à un avantage dynamique (passager)

- Il faudra songer à simplifier la position par des échangent ou la mise en place d’une défense solide le temps que cet avantage s’estompe                       

 

2.3 Vous avez un avantage statique

- Si la position de l’adversaire est solide cherchez les échangent pour évité que l’adversaire ne créé une position dynamique, cela simplifie la position et permet d’entrer dans une finale gagnante - Si vous avez la possibilité de mener une attaque grâce à cet avantage, alors vous avez également un avantage d’initiative (dynamique) et dans ce cas là il faut l’exploiter sans délai                       

 

2.4 Vous avez un avantage dynamique

- Si vous n’attaquez pas et ne cherchez pas la confrontation cet avantage disparaîtra rapidement 

 

 

 

 

CONCLUSION 

 

Sachez que l’avantage dynamique et souvent plus intéressant que l’avantage statique. En effet il arrive souvent qu’un joueur sacrifie un pion voir la qualité pour avoir l’initiative, une avance de développement ou garder le roi adverse exposé. L’exemple le plus flagrant en est le gambit dans l’ouverture.

Ce cours fais suite à l'article "comment réflechir aux échecs" et en est intimement lié puisque les notions de déséquilibres doivent être connus pour la création d'un plan. (voir "Comment réflechir aux Echecs" Phase 1 : Identifier les déséquilibres" )

  
Mise à jour le Vendredi, 19 Décembre 2008 19:49